lundi, 11 décembre 2017 00:49

Open Tennis Caen, PHM champion éternel !

L’Open de Tennis Caen est entré dans le gotha des événements sportifs de la Gotham City normande et la première journée des joutes médiatiques des stars avait lieu ce dimanche au sein de son écrin sombre et Burtonien. Belle surprise avec une audience nombreuse, un public venu en meute pour l’entrée en lice de la star Elina Svitolina et de Pauline Parmentier.

Le chouchou qui endossa son costume de super-héros fut néanmoins l’inénarrable PHM, Polo, Paul-Henri Matthieu, le parrain et fidèle pré-retraité. Le bonhomme écume les hommages et concentre la bienveillance d’un microcosme tennistique tout acquis à son charisme (à part le superviseur de RG qui lui a fait jouer les qualifs).

5 matchs au programme pour ce court dimanche de fiançailles.

Geoffrey Blancanaux, jeune loup de 19 ans n’a pu se défaire de Romain Jouan, son ainé de 13 ans. Le solide Breton se qualifie en 3 sets autoritaires qui le verra affronter Benoit Paire pour un match qui promet d’être haut en couleurs !! Sans demander du sang et des larmes, ces joueurs qui vivent leurs matchs intensément savent emmener le public et monter une mayonnaise.

 

Deuxième opus avec le match des extrêmes. On my left, Elina Svitolina, 1,74m, Ukrainienne et N°6 mondiale and on my right Clara Burel, 16 ans et Bretonne. D’aucuns prévoiraient une boucherie, une exécution ou un chambrage ultime de la joueuse de l’Est. Que nenni ! Très belle résistance de la jeune espoir de Saint-Malo qui ne joue qu’en junior. Elle s’incline 6/3 6/4 en laissant une belle impression à tous les observateurs. Si Svitolina en avait sous le pied, Clara a honoré son beau parcours pour tomber avec les honneurs. Si les cochons ne la mangent pas, …

 

PHM et Caen, ce sont des fiançailles qui ont vu le Strasbourgeois graver son nom en 2008 et 2009 au palmarès. Pour ces 1/8ème de finales, le parrain du tournoi affronte Alexis Musialek, Dacquois ayant flirté avec la 300ème place mondiale. Le Taulier (surnom à la mode ces temps-ci) n’est pas disposé à se fatiguer et à rater le film du dimanche soir (Jean-Philippe sur la 2 avec l’excellent Lucchini sans doute). Match à sens unique, délié, dynamique et offensif, le jeune néo retraité ne laisse pas le début d’un soupçon d’espace pour son adversaire du jour et le terrasse 6/1 6/0 en 42mn. « A voté ! »

L’interview d’après match sera délicieux. Honneur à Lamuse, doux sobriquet du perdant du jour : «  On a tous pris des branlées dans notre vie. Et bien, moi, j’en ai pris une bonne ce soir ! ». D’humeur badine, il poursuit sur le même ton, emmenant Paulo dans son exercice catharcique d’autodérision : « Paulo fait 2 fautes directes ce soir [3 rétorque l’intéressé] oui peut-être 3 mais il est à 98% de premières balles au service et moi je commence le match par une double faute et un coup droit dans le mur. Côté confiance, tout est dit ! ».

Alexis Musialek, en plein stand-up aprés une rude confrontation avec PHM

PHM, magnanime, abondait dans le même sens : « Alexis a mal commencé et j’ai joué relâché. Là, je suis super cool, j’étais au ski il y a 3 jours, je suis en famille, c’est cool ! ».

Séquence -Anecdote qui tue et qui fait plaisir au comité d’organisation- : «  Ce WE, j’avais les 70 ans de mon papa et la fête était prévue ce dimanche. J’ai dit à ma famille que je ne pouvais pas car j’avais le tournoi de Caen, ils ont décalé ! ». Pas de larme mais globalement, le lascar est attaché à Caen et bien fidèle et cela fait du bien !

La cérémonie concoctée par la bande des directeurs du tournoi a d’ailleurs illustré à merveille ce lien fort noué à travers les années. Aristide Olivier, en révélant le rôle prépondérant de PHM dans son arrivée au Zénith. A défaut de fiançailles, cela puait la tendresse mutuelle entre les deux hommes.

 

Ramasseur de balles en attente du premier jeu de LaMuse dans le second set (ou pensant à revenir là raquette à la main dans 10 ans...)

Dans la seconde demi-finale dames, Pauline Parmentier, N°95 mondiale faisait face à la Yonnaise Audrey Albié, N°317 mais en progression fulgurante…

Audrey Albié a bien géré son ratio Pains/Bâches pour venir à bout de Pauline Parmentier

L’ambiance est feutrée pour ce match. Avouons que l’ambiance est surtout absente et que le public est on ne peut plus spectateur. Les deux jeunes femmes entrent doucettement dans leur partie, Pauline en réglant sa mire de joueuse métronome, Audrey en décochant quelques fusées annonciatrices d’un tempérament puncher. Elle est d’ailleurs la première à breaker mais se fait rattrapper illico par l’expérimentée nordiste. Les fins analystes campés sur le bord du court y vont de leur attendu : « ça y est , Pauline est rentrée dans le match, elle va lui marcher dessus rapidement ! ». Seulement, un détail leur aura échappé à ces fans de Jean-Paul Loth et Daniel Lauclair… Audrey Albié, après avoir progressé de 300 places en 2017, a planifié de s’offrir sa première TOP100 ce soir, dans notre Zénith !

Malgré des amorties parfois mal choisies, quelques coups de butoir et une belle agressivité récompensée permettent à la jeune périgourdine de rester à la lutte et de remporter le tie-break de la première manche. En cours de préparation pour le début de saison prochaine, Pauline Parmentier ne parvient pas à offrir une réaction suffisante et sombre un peu en collectionnant les doubles fautes et en offrant des coups droits comme on mange des clémentines en décembre. Le match s’accélère et Albié peut sautiller de joie. Elle affrontera demain Svitolina pour se mesurer à une TOP10 pour la première fois de sa courte et prometteuse carrière.

 

Pauline Parmentier ne fait pas faute de pied mais que de doubles fautes offertes un peu avant Noël !!!

RDV demain à compter de 17h30 pour 2 quarts de finale hommes et la finale femmes !!

Corentin Moutet/PH Mathieu

Svitolina /Albié

Benoit Paire / Romain Jouan

Connectez-vous pour commenter

Contact

06.84.04.46.44
  bienvenue@labulle.club

FAX en congé

Minitel en réparation