ProB Caen fait de la résilience (contre Papy)

Du caractère, de la pression pour l’objectif avoué de remonter en ProA mais de la bonne pression. Et surtout, de la résilience !! Privé de leur leader Antoine Hachard, blessé, Caen parvient à renverser des matchs et des montagnes pour l’emporter 3/1 face à l’équipe piège par excellence de Miramas et son Papy résistance de légende.

 

1ère à domicile pour la nouvelle troupe d’Expandables. #objectifPROA orne tous les messages sur les réseaux sociaux du club et porte les discours de rentrée de son président Bertrand Arcil et du coach Xavier Renouvin.

Antoine Hachard (sans adducteur), Marcos Madrid, Jimmy Devaux, Niagol Stoyanov et Xavier Renouvin

C’est assumé et les gaillards qui forment le dit commando semblent bien décidés à mener à bien la mission. La déception et le doute parcourent l’échine des spectateurs et des curieux à l’annonce de la blessure d’Antoine « le Hachoir », si décisif lors de la première rencontre à Issy (impliqué sur les 3 points !). Mais Caen a une arme fatale, un guerrier, le genre de mec qui représente l’âme du club et qui pourrait laisser sa vie ou son genou pour une table Donic si cela pouvait donner un point à sa team : Jimmy Devaux, remplaçant emblématique de l’équipe fanion, entre donc en premier dans l’arène face à l’attraction des gérontophiles et des nostalgiques d’un temps où la Chine était émergente et puissante mais uniquement en tennis de table :

He ZhiWen, 54 ans, l’air mutin, ex-champion du Monde par équipes et ex N°5 mondial

Jimmy Devaux, la barbe soyeuse et le revers alerte

Certes, Jimmy perdit en 3 sets mais le divin barbu gaucher imprima le ton : à la baston pendant tout son match et à la lutte dans les 2 premiers sets, Jimmy fit fi des classements pour braver le sino-ibère et montrer la voie à ses collègues. 1/0 Miramas

A l’entrée de match de Niagol Stoyanov contre l’espagnol Miguel Vilchez, le trac du 1er match à domicile pour le néo caennais est palpable. Envie de bien faire, vexation d’une défaite inaugurale à Issy, tout cela inhibe l’italien qui se fait bouffer et fait planer le doute sur un scénario catastrophe de Miramas qui mènerait 2/0. Seulement, Niagol a du cœur et lâche les chevaux et sa gestuelle pour libérer son talent et sa grinta. Beaucoup plus démonstratif que le Jakub Kosowski de l’an passé, Niagol va renverser irrémédiablement la vapeur dans le 2ème set en arrachant celui-ci puis en déroulant  son plan de jeu. Caen recolle à 1/1. Mais on n’a toujours pas de surnom pour Niagol …(Colargol ??)

Niagol a réussi à sortir de sa torpeur et de son trac pour délivrer une belle bataille

Une arène, on vous dit ! Le speaker annonce déjà la venue du chouchou du public, le mexicain volant, Cocos l’olympien. Marcos Madrid a déjà une place dans le Hall of Fame aux côtés des grands noms du 20 ème siècle qui menèrent le club sur le toit de l’Europe mais ce soir, il affronte un chinois bien connu des Caennais, Junge Zheng, capable du meilleur comme du pire. Et, ce fut une déferlante, 11/5 11/5 5/0 pour Zheng, les bouches du public restent béantes de stupéfaction, le président souffre à trouver la place dans le gymnase où faire les 100 pas qui porterait bonheur ou qui changerait le fil improbable de la déroute que subit Marcos.

Oui Marcos !

Et la lumière est venue… de Marcos qui nous confiait « J’ai trouvé un service qui l’a gêné au milieu du 3ème set ! Heureusement car, avant cela, il allumait dans tous les sens et je ne le gênais pas du tout. C’était chaud ! ». Tu m’étonnes, Cocos ! Retrouvant de sa verve et de sa grinta communicative, Marcos se lance dans une chorégraphie en forme d’hommage signifiant « Emmenez-moi ! «  à son public chéri et remporte ce 3ème set. Les 2 sets suivants sont au moins aussi stressants, sauvant une balle de match au 4ème set avec panache, le caennais l’emporte et fait monter les watts à Ruffa pour mettre Caen en tête ! Du caractère, cette équipe !

Venga ! Marcos Madrid apporte le point qui met Caen en tête après être revenu de nulle part ! Notez ce regard reconnaissant du public...

Retour aux affaires de Niagol Stoyanov qui souhaite clore les débats et ne pas se hasarder à un double décisif qui, s’il ravirait le public, entamerait aussi la qualité des artères de son président ( et il lui a promis qu’il reverrait Caen en ProA donc NON pas de double !). Opposé à Papy ZhiWen, Stoyanov fait montre d’autorité dans le 1er set pour passer devant. Cependant, Zhiwen montre les dents (qu’il a encore) et part à la bagarre en travaillant son adversaire avec toute la perversion de ses services fuyants. Niagol est jeune mais pas dénué de science tactique. Notre champion local imprime un tempo plus lent et à sa main qui dérange profondément le joueur de Miramas et se dirige tranquillement vers sa victoire libératrice. 3/1 Caen

vous noterez le raffinement de ce petit doigt qui gère tout l'équilibre du geste de service de Niagol

 

2ème victoire pour Caen en 2 matchs, contre 2 gros morceaux de la poule, qui plus est. Celle-ci revêt un joli caractère en l’absence de leur leader. Si Antoine Hachard avait imposé sa patte sur le premier match, le relais fut pris par Marcos Madrid et Niagol Stoyanov. Quant à la contribution de Jimmy Devaux, on le répète, elle a eu le précieux avantage de donner le ton d’une attitude globale de l’équipe.

Bertrand Arcil, président toujours debout, toujours vivant, savourait en soufflant «  Purée, 2 sets 0 5/0, on revient de loin ! Marcos et Niagol ont montré beaucoup de caractère. L’équipe est bien, cela fait 7 jours qu’ils sont ensemble et cela prend bien entre eux. C’est bien pour commencer ».

Le calin est franc et viril mais Xavier Renouvin est fier de sa team et de son état d'esprit

Dès ce soir, la troupe remet le couvert pour le derby bas-normand à la Bayard D’Argentan.

 

 

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