mercredi, 17 octobre 2018 11:38

N1 Le CB Ifs en lapidaire invaincu

On laisse pas bébé dans un coin On laisse pas bébé dans un coin

Alexus Johnson est un phénomène. Le CB Ifs enchaine un 4ème succès à la maison samedi, qui plus est contre le futur ex-co-leader Geispolsheim. Du suspense (victoire de 1 point), une ambiance de finale de conférence Est (Pierre au micro, une salle comble, des paninis super hots), les chœurs de la little green army, le cœur de la green army sur le terrain et l’arme létale, Alexus Johnson.

68/67, leader, une pizza et au boulot.

 

Gros anachronisme avec une ambiance de fin de saison face à un épouvantail qui avait mis une fessée à l’aller et une autre au retour l’an passé aux Ifoises. Le gymnase Obric était lui aussi rougi d’émotion à la sirène avec une partie passionnante par le scénario et par la résonance. Ifs grandit, Ifs conserve son effectif à l’intersaison, c’est cool mais jouer Geispolsheim et leur équipe de sprinteuses tueuses, on avait raison de parler de match révélateur.

Mauvaise réception pour l'Alsacienne. Le gymnase s'est figé. Allo maman bobo... Y a t-il un kiné photographe dans la salle ?

Sauf avalanche de blessures, Ifs jouera en haut de tableau et devrait fréquenter assidument le podium. La défense small size hyper dynamique mise en place par Morgan Debrosse semble bien coller à la jeune troupe ifoise et éprouve les équipes adverses.

Geispolsheim entama pourtant ce match de façon assez rythmée et implacable. Gros sprint sur toutes les contre-attaques avec une ailière qui coupe et panier. Euh ! chef on fait quoi pour les bloquer ? L’écart est peu important mais Geis reste devant. Le métronome Shelby Saint-Juste joue une belle partition en défense et dans ses déplacements (elle finira en double double à 11pts 10 rbs). L’équipe est présente mais perd des ballons.

On your marks ! Pauline Bétis a contribué à lancer la saison en mordillant les mollets de ses homologues.

Petit coup du sort avec la blessure d’une Alsacienne, C. Dambach, qui laisse un genou à Obric. Anais Deyres prend ses responsabilités en attaque mais ne trouve pas la mire. Quant à Alexus Johnson, elle est rapidement minée par les fautes, confondant streetBall du LoDo et coups de hanches appropriés avec l’arbitrage policé d’un championnat fédéral. Son regard est noir, son scoring inexistant, Morgan Debrosse bout et invective  l’américaine « Je l’ai titillée sur son orgueil en lui disant qu’elle n’était pas venue pour faire la cheerleader de luxe mais pour jouer au Basket".

Le monsieur te dit qu'il ne faut pas montrer du doigt, c'est malpoli Julie !

Alexus encaisse mais fulmine. Son entrée en jeu en 2nde période sera explosive. Drives déterminés, rebonds offensifs tonitruants, shoots « nothing but the net » à gogo. Alexus fait son récital et joue son Basket, sans oublier ses collègues. Ce sont 19 points qui tomberont pour faire passer Ifs devant. Les Alsaciennes tardent à provoquer la 5ème faute (le public ifois s’en frotte les mains) mais la sanction arrive tout de même et elle est irrévocable.

Mais elle insiste !! 

Maitresses de leur fin de match, les Ifoises vont tout de même jouer avec les nerfs et les artères des supporters bruyants, elles vont aussi galvaniser la little green army, école de basket locale dans une version post moderne des « choristes 2 ». Pierre Big Salz part en vrille et met le feu à la salle pour les derniers instants mais les Ifoises peuvent exulter avec cette victoire fondatrice qui assoit un nouveau statut et un nouveau palier dans la progression du collectif.

Mignons, bruyants et précieux, les choeurs de l'armée verte 

 

Ifs a gagné mais en shootant à 25 sur 71. « Les filles ont flippé de gagner, les tirs ne rentrent pas mais on a de la chance aussi avec leurs blessées. Au retour, on veut battre Geis sans la chance ».

Le coach affirme une fois de plus l’identité de l’équipe cette année : « On gagne sur l’intensité défensive. Geis fait bouger le ballon vite normalement. On les a forcées à garder le ballon statique pour les sortir de leur plan de jeu ».

Invité à parler de ses joueuses, le coach souligne : « C’est un plaisir de coacher toutes ces filles. Je leur demande beaucoup mais on doit être prêt à assumer notre jeu et à jouer en confiance. Pour Alexus, je n’ai jamais coaché une fille avec un tel potentiel physique et technique. Mais, l’important, c’est qu’elle sait qu’il reste à bosser ».

 

Axelle Bundgaard s'est focalisée sur la défense 

Pour ce qui est de Shelby Saint-Juste, « Shelby a 20 ans et c’est le pilier de l’équipe, elle est présente sur le jeu sans ballon, va au charbon et joue de façon très régulière depuis le début de saison. On a de la chance de l’avoir aussi ! ».

Vous l’aurez compris, même si Morgan Debrosse appelle à relativiser cette victoire, les voyants étaient au vert ce WE et la banlieue sud caennaise a sans doute peiné à s’endormir avec un tel afflux d’adrénaline.

On a retrouvé la marinière !!! Cette ferveur collective qui a envahi Obric ...

« On n’est pas favori, on est l’équipe invaincue et tout le monde va vouloir nous faire tomber ».

 

 

 

 

 

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